L’entretien professionnel – Un droit pour le salarié, un devoir pour l’employeur

L’entretien professionnel est obligatoire depuis le 7 Mars 2014. Celui-ci doit se dérouler tous les 2 ans et permet d’accompagner le salarié dans ses perspectives d’évolution professionnelle (qualifications, changement de poste, promotion, …) tout en identifiant ses besoins de formation.

En préambule, rappelons que cet entretien est distinct de l’entretien annuel qui, lui, vise à évaluer le salarié dans son occupation du poste : l’entretien professionnel va, quant à lui, permettre de faire le point sur les axes de développement possibles en matière de compétences et de formations.

Ainsi, au cours de cet entretien, le salarié et l’employeur pourront :

  • Réaliser une synthèse des compétences développées, des actions de formations réalisées et des difficultés rencontrées par le salarié ;
  • Mettre à plat les souhaits de formation du salarié, les perspectives d’évolution de sa qualification et de son emploi. De la même façon, l’employeur peut exposer les axes stratégiques de l’entreprise, ses attentes et ses objectifs ;
  • Réfléchir conjointement à la construction du parcours professionnel du salarié, au choix des formations…

Obligatoire tous les deux ans à partir de la date d’entrée dans l’entreprise, l’entretien professionnel concerne tous les salariés, quel que soit leur type de contrat (CDI, CDD, contrat de travail temporaire, contrat aidé …,) et qu’ils travaillent à temps plein ou temps partiel.

Par ailleurs, il est à noter que tous les 6 ans, l’employeur doit faire un bilan récapitulatif du parcours professionnel au cours duquel il s’assure que le salarié a bien bénéficié de ses entretiens professionnels et fait le point sur ce qui est imposé par la loi : formation, certification et progression salariale ou professionnelle.

Enfin, dans une entreprise d’au moins 50 salariés, si le salarié n’a pas bénéficié les 6 dernières années, des entretiens professionnels et d’au moins une action de formation non obligatoire, l’employeur doit abonder le compte personnel de formation (CPF). Le CPF du salarié sera alors crédité de 3000 €.